Docteur Édouard Pélissier


Le stress oxydatif

Le stress oxydatif correspond à la dégradation par oxydation des molécules de lipides et de protéines, qui forment les parois de nos cellules, et à la dégradation de notre ADN. En vieillissant, nous rouillons comme le fer, sous l’effet des radicaux libres.

Les radiations ionisantes, les rayons ultraviolets, les polluants, le tabac, l’alcool, sont les principaux fournisseurs de radicaux libres. Tous majorent le stress oxydatif et accélèrent le vieillissement des tissus.

En outre, notre métabolisme lui-même étant aérobie – nous brûlons de l’oxygène comme une bougie ou un moteur à combustion – aboutit en bout de chaîne à la formation de molécules appelées espèces réactives de l’oxygène ou ROS (Reactive Oxygen Species), qui sont également oxydantes. Ainsi, même sans l’apport extérieur de radicaux libres, nous nous oxydons nous-mêmes en brûlant de l’oxygène.

Radicaux libres et ROS sont responsables d’un des principaux mécanismes du vieillissement cellulaire. Au fur et à mesure que nous avançons en âge, notre métabolisme accumule les ROS. Un certain nombre de divisions cellulaires ont pu donner naissance à des mutations ; les combats que nous avons menés contre les bactéries, les virus, les substances chimiques, ou les radiations, ont laissé des traces dans l’organisme. Ainsi, le stress oxydatif augmente automatiquement avec le vieillissement.

Nous disposons de deux types de moyens de défense contre le stress oxydatif.

D’une part des enzymes anti-oxydantes produites par notre corps.

D’autre part les antioxydants, apportés par certains aliments. Les principaux antioxydants que nous apporte l’alimentation sont d’origine végétale ; ce sont les vitamines C et E, les caroténoïdes et les polyphénols. Ces substances se trouvent essentiellement dans les fruits et légumes, le thé et le vin rouge. Il y a aussi des minéraux, comme le zinc ou le sélénium, qui participent à l’activité des enzymes anti-oxydantes,

Oxydation et radicaux libres

L’atome comprend un noyau, qui contient des neutrons et des protons chargés positivement, autour duquel gravite un nuage d’électrons chargés négativement. L’atome est stable lorsqu’il y a équilibre entre le nombre de protons et le nombre d’électrons.

Lorsque la couche périphérique d’un atome n’est pas saturée en électrons, il tend à la saturer en captant les électrons des molécules voisines ; il est donc moins stable, plus réactif et participe plus facilement aux réactions chimiques.

C’est le cas des radicaux libres, qui ont un électron célibataire sur leur couche périphérique. Ils captent facilement les électrons des molécules voisines. Celles ci perdent alors un électron ; la perte d’un électron est une oxydation.