Docteur Édouard Pélissier


L’étude CALERIE

Il a été démontré que la restriction calorique permet de prolonger la durée de vie des petits animaux de laboratoire. Chez les primates, la restriction calorique a fait diminuer le métabolisme, le stress oxydatif, la résistance à l’insuline (facteur de diabète) et les maladies liées à l’âge.
CALERIE (Comprehensive Assessment of the Long-term Effects of Reducing Intake of Energy) est un programme de recherche sur les effets de la restriction calorique sur les humains.
La phase 1 du programme a comporté des études pilotes courtes (6mois) qui ont montré les avantages de la restriction calorique sur le métabolisme de base, les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire et de diabète, la composition corporelle et les fonctions cognitives.
La phase 2 est une étude randomisée, qui a été construite en tenant compte des leçons tirées de la phase 1.Son objectif est de vérifier l’hypothèse que la restriction calorique de 25% pendant deux ans, peut donner les mêmes résultats que chez l’animal.
Il est prévu d’enrôler 225 participants et que 10% sortiront de l’étude, de sorte qu’il est escompté que l’étude portera sur 180 participants ; des hommes de 21 à 50 ans et des femmes de 21 à 47 ans. Les participants sont répartis en deux groupes ; un groupe qui devra réduire son apport calorique de 25% et un groupe contrôle.
Sont exclus les sujets qui ont des problèmes de santé, des anomalies aux dosages sanguins, ceux qui prennent des médicaments, les femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que les sujets qui exercent régulièrement une activité physique intense, afin de ne pas fausser les résultats. La crédibilité des candidats, la précision des critères d’étude, les méthodes, font l’objet d’un protocole très sophistiqué.
L’étude pluricentrique est financée par le National Institute on Aging of US National Institutes of Health 1.

1. James Rochon et al. Design and conduct of the CALERIE study : comprehensive assessment of the long-term effects of reducing intake of energy. J Gerontol A Biol Sci Med Sci 2011 ; 66A (1) : 97-108